L’AGE D’OR

Il va correspondre , comme ailleurs, au développement des voies de communication, à l’implication de l’état avec ses médecins inspecteurs, à l’attrait de la nature cher aux Romantiques, puis à l’avènement du capitalisme à partir du deuxième Empire. A Rennes-les-Bains, tout était localement en place : la route était achevée, les Bains étaient améliorés grâce à l’action de Henry-Paul-Elie de Fleury : "La Reine" reçut une buvette, huit cabines de bains en 1858 et le Grand Hôtel de la Reine en 1871. "Les Bains Doux" virent la construction en 1819 de 10 cabines agencées autour d’une belle galerie, auxquelles fût adjoint en 1854, un bâtiment semi-circulaire autour d’un nouveau captage en remplacement des anciennes piscines, alors que l’ancienne piscine des indigents était remplacée au sous-sol par une salle de douche. "Les Bains Forts" à partir de 1822, bénéficièrent de cabines de bains et de douches. "L’Hôtel de la Terrasse" vit le jour après 1834. L’action des préfets, comme le baron Trouve, fut primordiale et coordonna celle des ingénieurs des mines, dont le célèbre Jules François, et des médecins inspecteurs, dont Estribaud, Vaysse et Cazaintre. Ce dernier eut un curiste de marque en la personne du grand prédicateur Lacordaire.Le renom de Rennes-les-Bains dépassait les frontières du département et l’on compta alors jusqu’à 5000 curistes. Après le décès de Cazaintre et de Henry de Fleury, la fille de ce dernier, Gabrielle, dilapida les revenus des établissements pour des intérêts personnels au détriment du patrimoine thermal et une enquête fut diligentée en 1883 et en 1884 par le corps préfectoral. La municipalité entreprit des démarches pour faire un forage.

Mais dès 1885, une nouvelle autorisation est obtenue par Mlle de Fleury pour l’exploitation des "Bains Forts" et de "La Reine". Puis en 1886, ce que n’avait pu réaliser pour la commune son Maire, Mr Gastilleur, sa sœur Marie le fit à titre privé pour un nouveau gisement qui prit le nom de "Source Marie". Enfin en 1889, de nouveaux propriétaires, Coll, Borris et Satge, acquièrent aux enchères les anciennes sources de la famille de Fleury avant que celles-ci ne fussent attribuées en 1924, de façon adjudicataires à la Société Rennes Thermal qui rénova le patrimoine. L’entre deux guerres fut marquée par une prospérité indéniable.