FOLKLORE INTERNATIONAL EN PYRÉNÉES AUDOISES

Rennes-les- Bains acceuille chaque année, dans le cadre du Festival International de Folklore, des troupes venant du monde entier.

Tout le programme sur le site www.festival-folklore.com

www.aude-en-pyrenees.fr/folklore

SAMEDI 3 AOUT 2013 : ENSEMBLE FOLKLORIQUE D’INDE

Les deux troupes présentent les traditions de deux régions du Nord Ouest de l’Inde : le Gujarat et le Penjab. La culture du Gujarat est très reliée à la mythologie de Krishna. Les danses Garba et Bhavai en sont deux exemples. Le bhangra est un style de danse et de musique indienne provenant de la région du Pendjab. Elle est exécutée pour célébrer des occasions importantes telles que la moisson, les mariages etc. Typiquement accompagnée par des chants, elle a aussi comme caractéristique le battement du tambour dhol et d’autres percussions de la même famille. La musique est couramment accompagnée de danse. Les paroles des chansons bhangra traitent de célébration, d’amour, de patriotisme, ou des problèmes sociaux.

En 2012

JEUDI 26 JUILLET, L’ENSEMBLE FOLKLORIQUE DU PANAMA "ATENAY BATISTA"

VENDREDI 27 JUILLET,L’ENSEMBLE FOLKLORIQUE NATIONAL "ALTAN BOULAG »

Quand on découvre la Bouriatie, pays extraordinaire, on ne sait pas si on se trouve en Russie, en Sibérie, ou en Asie. En fait, c’est un mélange de tout cela. Située à l’est du lac Baïkal et au nord de la Mongolie, la République de Bouriatie occupe une surface de 351 300 km2 pour une population d’à peine plus d’un million d’habitants. Officiellement, celle ci est composée de 70% de Russes, 24% de Bouriates, quelques Ukrainiens et autres.... Mais quand on se promène à la campagne, on a l’impression qu’il y a beaucoup plus de Bouriates que de Russes. Nous sommes ici vraiment en Asie, l’Asie Centrale avec ses hivers et ses mystères. L’Ensemble folklorique national « Altan Boulag », créé en 1959, est le conservatoire des traditions, des danses et des musiques de la Sibérie de l’est extrême. Il dépend de l’académie d’Etat de Bouriatie. Il a pu rassembler les richesses traditionnelles d’une mosaïque de peuples, perdus dans cette immensité de landes et de bois, mais d’une richesse ethnique étonnante. Ainsi s’y retrouvent les meilleurs étudiants Bouriates, issus de sept universités, dans le domaine de la danse populaire et de la musique. Les costumes de cet ensemble sont haut en couleurs et d’une richesse de fourrures étonnante. Les instruments de musique sont tout aussi originaux : « balalaïkas » russes, « chansas » mongols, « lymbes » bouriates, « chomus » yakoutes, tambours « touvets » des chamanes, xylophone de pierres d’Alkhanai. Mais les choeurs et les chants sont plus étranges encore. Ils sont pourtant essentiels pour comprendre ces civilisations du bout du monde. Le spectacle rompt résolument avec l’image de la Russie blanche de l’ouest pour nous faire entrer dans un domaine mystérieux d’une culture interethnique, dont les racines toujours vivantes, plongent dans la préhistoire. Celle de peuples isolés dans un univers rendu hostile par le froid et l’immensité, aux frontières indistinctes qui chevauchent un continent. D’exceptionnelles voix de gorge et des instruments comme le « Morin-khoura », le « Khountouvchoura », le « Khomous » ou encore le « Khengereg » accompagnent le spectacle. Mais la véritable pépite du groupe, c’est la présentation qu’il fait des traditions chamaniques. Le chamanisme est la plus vieille religion du monde, pratiquée dans toute la Sibérie et plus particulièrement en Bouriatie. On la retrouve sous différentes formes dans toute l’Asie. C’est une philosophie populaire et un ensemble de pratiques magiques qui se caractérisent par le culte de la nature, la croyance aux esprits et des pratiques divinatoires et thérapeutiques telles que la transe et l’extase. Toutes ces représentations se succèdent sur scène pour évoquer ce qui est encore le quotidien de tous les villages de Bouriatie. Toutes ces traditions, de la Sibérie éternelle, se retrouvent sous les pas des danses de l’Ensemble folklorique national « Altan Boulag » dirigé par Madame Ludmilla CHABAGANOVA.

SAMEDI 28 JUILLET, LA COMPAGNIE « DANZAS ARGENTINAS »

Investi par les pionniers à cheval appelés gauchos, le pays le plus au sud du monde avec le Chili, s’étend sur près de quatre mille kilomètres : depuis les touffeurs tropicales de la province de Misiones, au nord, jusqu’aux solitudes glacées de la terre de feu. Sur cet immense territoire, on trouve à peine trente millions d’hommes dont le tiers habite dans la capitale, Buenos Aires. Dans la « géographie folle » de cet immense triangle, tête en bas, grand comme la moitié de l’Europe, qui s’aligne des Tropiques à la Terre de feu, l’extrême variété des climats permet de trouver des paysages étonnants. L’Argentine est toujours à la poursuite de son unité. Elle se proclamerait volontiers « seul pays blanc au sud du Canada ». Ce serait laisser pour compte ces hommes du nord aux yeux bridés, au teint foncé, aux cheveux en baguettes de tambour, et l’allure proprement bolivienne des Indiennes, coiffées d’étranges petits chapeaux melons noirs, la taille prise par quatre ou cinq jupons superposés. On ne peut oublier non plus les vigognes et les lamas, les uns et les autres inséparables de la plainte aiguë, sautillante et mélancolique des « carnavalitos », où la population indienne a intégré le christianisme espagnol aux adorations solaires de son propre univers. L’autre face de l’Argentine, c’est la vie et l’étrange mélancolie qui donna naissance un jour au tango. Les « porteños », habitants de Buenos Aires, ont inventé un art de vie unique qui s’organise autour de multiples pause-café. En leur compagnie, on ne sait quand se termine la conversation et où commencent la littérature et le tango. Cette musique plaintive qui regrette toutes les choses qu’on aimait, trouve son origine dans les bouges du port et dans la fumée âcre des cigarettes. Ici, a fait souche une population d’émigrés venue le plus souvent des pays méditerranéens, refoulée jusque là par une sorte de marée triste qui est celle de l’ennui et de l’échec. Alors, s’est installé ce vague à l’âme dont on dit aujourd’hui qu’il est inséparable de l’Argentine. Sur les ports, chantent les violons et les bandonéons, même si pour dépasser cette misère, la vie dans les cafés est indispensable au « porteño ». Il y cultive son goût d’un chic fantôme, celui d’une Europe imaginée depuis les antipodes. La compagnie « Danzas Argentinas » est originaire de Buenos Aires. Elle est dirigée par la Professeur Maria del Carmen TORMO. Son spectacle chante et danse toute la richesse du folklore argentin. Celui de la région du nord avec le « bailecito », la « cueca », la « takirari », le « carnavalito ». Celui du centre avec la « zamba », la « chacarera », « gato », « escondido », « arunguita » et bien entendu la danse nationale « el Pericon ». L’ambiance urbaine est représentée par le « tango ». La compagnie présente des tableaux de « tango criollo » et de « tango moderne ».

En 2011

JEUDI 28 JUILLET ; L’ENSEMBLE FOLKLORIQUE NATIONAL DU ZIMBABWE "AMAVUMBO"

L’expression artistique du groupe, sous toutes ses formes, est empreinte d’une naïveté joyeuse et exubérante. De tous les arts, la musique et la danse sont ceux qui ont évolué avec le plus de créativité et d’authenticité. Le « mafaro » désigne à la fois la danse et le tambour, véritable roi des instruments traditionnels. Il ponctue les arrivées et les départs et, dans les sociétés agraires, est utilisé dans une danse appelée « Siyajabula » où il sert à donner du courage.

VENDREDI 29 JUILLET : L’ENSEMBLE FOLKLORIQUE NATIONAL DE LA REPUBLIQUE DE KALMOUKIE "TULPAN"

La République de Kalmoukie ou Kalmoukie est un pays sujet de la fédération de Russie qui présente la particularité d’être le seul état européen, à l’ouest de l’Oural, dont la population est majoritairement de langue mongole et de religion bouddhiste. La danse et la musique de Kalmoukie ont leurs racines dans la culture musicale d’Oirats. Elle est légèrement influencée par la musique caucasienne et russe. L’instrument traditionnel est la « dombra ». Il est utilisé pour accompagner les danses.

SAMEDI 30 JUILLET : L’ENSEMBLE FOLKLORIQUE DU MEXIQUE "ZACATECAS"

Le Mexique est un pays qui est dans le cœur de tous les spectateurs, parce que ses rythmes, ses chansons, ses danses symbolisent tout simplement ce que l’on attend d’un spectacle populaire. C’est-à-dire de la passion, du talent, des costumes qui sont autant de régals pour les yeux et le cœur. C’est un pays de très vieille civilisation qui a été traversé par une multitude de peuples ou de tribus, dont chacun a laissé des traces indélébiles de sa culture, devenant une mosaïque de peuples, de danses et de musiques. Télécharger la présentation complète (.pdf)

En 2010

JEUDI 29 JUIILET : L’ENSEMBLE FOLKLORIQUE « MANGUAY » DU VENEZUELA

Situé sur la face nord de l’Amérique du sud, le Venezuela s’est construit autour de la dépression de l’Orénoque. L’immense plateau, surnommé « el mundo perdido », occupe près de la moitié du Venezuela et s’étend jusqu’en Guyane et au Brésil. C’est une région désolée, dépourvue d’arbres et pratiquement inhabitée. En ces lieux, la pluie prend des proportions diluviennes. Les rivières se jettent brutalement du bord des parois verticales d’une hauteur pouvant atteindre mille mètres. Les eaux sont d’un brun doré qui découragent jusqu’aux piranhas. L’agriculture se concentre au nord-ouest du pays : elle produit du café, du cacao, de la canne à sucre. Quant aux cultures vivrières, elles sont en voie de couvrir les besoins du pays : blé, riz, maïs, ignames... La forêt, exploitée pour ses bois durs, produit aussi le « chicle » et le caoutchouc sauvage. L’élevage, pratiqué sur les « paranos » et les « llanos », produit bovins et chevaux. L’Ensemble folklorique « Manguay » fut créé par Madame Elizabeth Belisario F. Depuis il n’a cessé de présenter un spectacle, heureux et fort, en semant aux quatre coins du monde, offrant chants, danses et musiques du Venezuela. Il poursuit ses recherches dans le domaine de la chorégraphie, de manière à maintenir à un niveau élevé son répertoire, tout en renouvelant en permanence sa production artistique. Le Venezuela est riche d’une tradition qui s’est nourrie de la variété de ses paysages et de la beauté de ses artistes. Sans rien changer à l’authenticité de ses danses, ce ballet a su les adapter à l’évolution inévitable des techniques et des moyens d’expression. La plus grande partie des traditions culturelles vénézuéliennes est le résultat d’un long processus de métissage qui débuta il y a 500 ans, lorsque se produisit la rencontre entre les conquérants espagnols et les habitants d’un territoire qui, plus tard, s’appellera Venezuela. Après ce processus de rencontre et de mélange, on peut affirmer que quatre types de traditions culturelles au moins, cohabitent pour la plus grande richesse du spectacle : origine ethnique, culture européenne, création du métissage local et traditions où prédominent les éléments afro-américains. Il n’existe pas de société sans fête, cérémonie et célébration. Depuis toujours, les groupes humains se sont mêlés aux rites pour essayer de communiquer avec les dieux et les divinités et offrir leurs reconnaissances pour la richesse de la nature. Ainsi, le spectacle de l’Ensemble folklorique « Manguay » redécouvre le cycle du temps et le souvenir des hommes de ce pays. Dans ces rites et célébrations se mêlent de façon prodigieuse, les chants, les offrandes, les oraisons, les tenues vestimentaires qui leur confèrent un attrait spécial. Ainsi, de l’or des conquérants à l’or noir, la culture et l’histoire ont poursuivi une ronde qui dure encore, dans l’éclat intact des orchidées qui peuplent les paysages du Venezuela.

VENDREDI 30 JUILLET : L’ENSEMBLE FOLKLORIQUE « BALLET LAS AMERICAS » DE LA COLOMBIE

Cet Etat, aux ressources potentielles immenses, ne peut encore offrir à ses habitants d’autre devise que : « Si tu vis encore demain, tu auras gagné une bataille ». Au nord-ouest de l’Amérique du sud, entre océan Pacifique et mer des Antilles, avec ses chaînes de montagnes et sa forêt vierge, l’ancienne Nouvelle-Grenade des conquérants espagnols cherche son équilibre. Au nord, proche du littoral Atlantique, la sierra Nevada de Santa Marta culmine à 5 775 mètres. Dans la montagne, où la roche ressemble aux décombres d’un paysage dévasté, les lacs glaciaires ne reflètent que le ciel. Au pied des hautes chaînes, la géographie s’effondre en lagunes par le delta du fleuve Magdalena sur la côte caraïbe. Tous les paysages d’Amérique latine sont ici rassemblés : l’austère et froid domaine des sierras, les plages du littoral, la jungle amazonienne, les grandes plaines torrides de l’est, les villes coloniales assoupies sous les nuages effilochés et les grandes agglomérations industrielles. Les Colombiens ne manquent pas d’humour et ne se prennent jamais au sérieux comme le rappelle Doña Mercedes : « Quand Dieu créa la Colombie, il la combla de dons et de bienfaits : plaines chaudes et fertiles, montagnes acérées, rivages éblouissants. Puis il enfouit dans son sous-sol des métaux précieux. Alors, pris du scrupule d’avoir trop favorisé cette terre, il voulut corriger son œuvre et la peupla de Colombiens ! » Et pour se faire pardonner, il inventa le café. La Colombie, c’est aussi une mosaïque de quarante quatre millions d’habitants. De celle-ci naît une diversité des traits : nez aquilin et fier des conquérants castillans, aristocrates de sang ibérique cultivant l’héritage espagnol, cavaliers des Andes aux yeux bridés, Indiens des forêts ou des montagnes, sombres « palenqueras », descendants des esclaves africains, vêtus de robes bigarrées, chaloupant dans les rues de Cartagena de Indias. La musique colombienne est profondément imprégnée de rythmes latinos hérités des esclaves arrachés aux côtes africaines, tels ceux endiablés des « cumbias » et des « papayeras ». Ici se mêlent les échos violents des tambours « yorubas », des « marimbulas mandingues ». Alors s’envolent les lancinantes mélopées des polyphonies « bantous » destinées à réveiller les esprits des eaux et de la forêt. De ses origines multiples, elle a gardé un goût immodéré des carnavals et des danses populaires. L’Ensemble folklorique « Ballet Las Americas » en fait son spectacle et la richesse fabuleuse de ses costumes. En résumé, les Colombiens ne sont pas à une contradiction près, eux qui, même en dehors de l’époque du carnaval, Noirs ou Métis, s’enduisent de farine pour ressembler aux Blancs. Selon Gabriel GARCIA MARQUEZ, prix Nobel de littérature : « L’illusion ne se mange pas, mais elle nourrit ». Voilà qui cadre parfaitement avec ce groupe venu de Bogota, la capitale, dont le nom « Ballet Las Americas » raconte à lui seul la place que ce pays occupe en Amérique du sud.

SAMEDI 31 JUILLET : L’ENSEMBLE FOLKLORIQUE NATIONAL ESQUIMAU « ERGYRON » DE LA REPUBLIQUE DU TCHOUKOTKA

Ce pays étrange, bâti sur la glace, semble « pendu » sur les cartes de géographie, au bout de la Sibérie entre la mer d’Okhotsk et de Béring. Dans ce royaume de steppe et de glace, une partie décisive du jeu politique se joue. En face de l’Amérique, les volcans du tchoukotka surveillent un océan stratégique. En Extrême-Orient, l’ultime frontière russe est balafrée par deux chaînes de montagnes volcaniques dont l’activité est permanente. Les habitants indigènes sont des pêcheurs (saumon, phoque, baleine blanche), organisés en clans matrilinéaires et chamanistes (culte des forces de la nature). Ce peuple, au nom de rêves et de froid, a longtemps été oublié par l’histoire. Il s’agit pour lui de survivre à tout prix. A l’origine, cette population vient d’une région située quelque part entre l’Asie centrale et la Mongolie. De là, vers 15 000 avant Jésus Christ, profitant des redoux qui ont émaillé la fin de la longue époque glaciaire, une première vague d’hommes préhistoriques avait émigré vers le nord-est de l’Asie, le « pont de Béring ». Depuis, ses habitants, piégés par une histoire récente qui a porté atteinte à leur culture et à leur savoir-faire, étranglés par la crise de la Russie qui les oblige à se débrouiller avec les moyens du bord, défient l’avenir : ils veulent vivre comme avant. Parmi ces peuples, les esquimaux, habitants de cette terre qui composent l’Ensemble folklorique national « Ergyron », ont fondé de nouveaux campements authentiques et différents du mode de vie que l’on a essayé de leur imposer lors de la période soviétique. Ils retrouvent ainsi les clés de cette culture, que les anthropologues disent de « subsistance », qui fait de la survie dans des conditions extrêmes un remarquable art de vivre. Ainsi, la mémoire des anciens, longtemps ignorée, renaît au quotidien. « Ergyron » fait revivre depuis 1968, année de sa création, les fêtes d’autrefois. Les jeunes filles portent des robes aux motifs mandchous, mais cousues dans de la peau. Par la danse, les jeunes renouent avec une mémoire. Les danseurs imitent la nature. Leurs danses célèbrent la vie : l’attaque d’un ours, la chasse à la baleine, la naissance d’un enfant, la beauté de l’amour et de la toundra, en particulier dans la danse du « gaga », l’oiseau sacré qui plongea dans la mer et en ramena la terre. Ces danses, comme des prières, sont régies par des codes symboliques. Les danseurs vêtus d’un manteau ou d’une robe en peau de renne et chaussés des « torbosa », bottes traditionnelles avec des semelles de phoque, évoluent au rythme des tambours. Parfois un accordéon jette un pont entre la tradition et un début de modernité. Juchés sur l’arrondi du pôle nord, les esquimaux communiquent toujours avec les esprits par la danse et la musique. Pendant ce temps, les rennes vénérés par les hommes, recherchent inlassablement leurs lichens et leurs mousses sous la neige. Sur cette terre, l’humanité est rude. La foi des chamans aide les hommes à poursuivre leur long chemin sur la neige.

En 2009 l’Amérique, l’Afrique et l’Europe étaient à l’honneur dans notre village.

Jeudi 23 juillet c’est la troupe de l’Equateur qui nous a fait découvrir les rythmes et les cadences d’Amérique du Sud.Venus de Quito, la capitale, ces jeunes danseurs de l’ensemble folklorique "Humanizarte" composé de deux ethnies andines ont proposé un programme éclectique réunissant les traditions de toutes les régions du pays. Vendredi 24 juillet, c’est l’Afrique qui était à l’honneur avec la troupe kenyane des "African Tumbas" de Nairobi. Par leurs danses, leurs chants et leurs percussions, ces artistes professionnels rendent compte des traditions des quarante deux ethnies qui composent le Kenya.et en raconte son histoire. Samedi 25 juillet, le dernier groupe a s’être produit à Rennes-les-Bains cette année est le Kirghizstan. C’est toutes les couleurs de l’Oural et des grandes steppes, là où commence l’Asie que révèlent leurs danses poétiques et délicates soulignées par la richesse de leurs costumes fait de soie et de fourrures aux sons des balalaïkas Tous ses jeunes danseurs sont les garants de leur culture populaire qu’ils font partager avec bonheur à tous les spectateurs qui chaque année sont nombreux à Rennes-les-Bains sur la Place des Deux Rennes.

En 2008 la Chine, le Chili et Cuba étaient à Rennes-les-Bains.

Ensemble Folklorique " MILLAUQUEN " du Chili

Le Chili est un immense pays grand comme dix fois la France et qui s’allonge des confins du tropique sud jusqu’à l’Antarctique. Au sud, les vagues de l’océan Pacifique viennent mourir sur des falaises recouvertes de guano, au nord, ses vagues se perdent dans un désert qui est le plus aride du monde. Sur l’autre face, la Cordillère des Andes dégringole de ses huit mille mètres sur la plaine interminable qui s’étend à ses pieds. Que de paradoxes dans cette géographie : sur la côte se logent les principales villes du pays alors qu’ailleurs l’espace est roi ; roi du vent sur la pampa, roi du froid sur la Patagonie, roi des immenses troupeaux de moutons qui paissent interminablement, surveillés par les « huasos », ces gauchos de l’ouest.

L’ensemble folklorique « Millauquen », qui signifie « mer d’or » en langage mapuche et indien, vous propose un voyage merveilleux au bout du monde, là où meurent les banquises, où s’éteignent les feux des cap-horniers, là où dorment les momies des premiers occupants de cet extraordinaire pays qu’est le Chili.

Ensemble Folklorique national " SHAANXI " de la Chine Populaire

Les Chinois sont fiers de leur passé. Ils insistent sur l’antériorité de leur civilisation qui dépasse de mille ans, la durée des plus anciens empires connus du monde. Ils insistent également sur l’unité, le caractère précoce et évolué de cette civilisation. En s’ouvrant aujourd’hui sur le monde, cet empire montre sa volonté de faire connaître au plus grand nombre la richesse de ses traditions.

L’Ensemble folklorique national de percussions « Shaanxi », qui est originaire de la ville Xi’an, est très connu en Chine. Il nous porte un message mêlé de folklore, traditions, danses populaires, percussions et acrobaties. Un spectacle original, fort, et étrange à la fois, à l’image du pays.

Ensemble Folklorique " TELON ABIERTO" de Cuba

Cuba, c’est d’abord les Cubains, un peuple de caractère, attachant. Une île baroque et tropicale, créole et africaine, fascinante. L’île a suscité toutes les convoitises. Plate dans son ensemble, à l’exception de quelques collines, elle favorise les échanges de région à région. Le climat est favorable à la production des grandes cultures tropicales et au tourisme balnéaire. La canne à sucre se déploie à l’aise sur de vastes plaines aux sols profonds et fertiles. L’ouest, voué à la culture du tabac, offre les plus beaux paysages de l’île. Dans cette plaine très cultivée, parsemée de « bohios », des petites maisons paysannes traditionnelles, le tabac est la ressource principale, et les « casas de tabaco », sortes de granges aux toits de palme, servent au séchage des feuilles.

A Rennes les Bains jeudi 26 juillet 2007 21 h 30 : ensemble folklorique national "Dentelle" de la république de Bachkirie , formé d’étudiants de luniversité pédagogique d’Oufa.

Ils sont porteurs de toutes les traditions bachkies d’un territoire qui va de la Volga à l’Oural. Leurs danses témoignent des fêtes de village et des grands moments de la vie rurale au son de la "kournaï" : instrument emblématique du pays, taillé dans la tige de la fleur spécifique du pays.

Samedi 28 juillet à 17 h 30 : ensemble folklorique Compagnia Municipal de Danzas Argentinas qui vient de Buenos Aires, capitale de la République d’Argentine, composé de danseurs et de musiciens dirigés par le professeur Maria del Carmen Tormo et du chorégraphe Hector Arico. Son répertoire est composé de musiques et de danses typiques de chaque région.

Les instruments de musique sont la guitare, le bombo (grosse caisse indigène américaine), la quena (sorte de flûte indigène américaine), la flûte, le bandonéon et le violon.

Les danses sont caractéristiques des régions du centre, du nord et de la Pampa. Le Pericon est une danse exécutée en groupe où les danseurs présentent des foulards aux couleurs du drapeau national. La Zamba, la Chacarera, el Gato et l’Escondido sont des danses durant lesquelles on se fait la cour et que l’on danse en couple.

Enfin le Tango, danse où le couple s’enlace, est né à Buenos Aires à la fin du XIXeme siècle et au fils des années a acquis une popularité mondiale. Il nécessite une habilité particulière des jambes. Dans un premier temps, les hommes avaient pour habitudede s’entrainer entre eux.

La Vals Cruzadoest une danse d’origine européenne trés populaire à Buenos Aires.

La Milonga est une danse de la famille du Tango qui a un rythme beaucoup plus cadencé.

Dimanche 29 juillet 2007 à 17 h 30 : l’ensemble folklorique "Ambakaila Supa Stars"qui vient de l’île d’Antigua Barbuda située au coeur des Caraibes.

C’est une île de langue anglaise que Christophe Colomb baptisa en lui donnant le nom d’une église de Séville qui s’appelle Santa Maria la Antigua. Cette île possède 365 plages et une population de 70000 habitants. Antigua Barbuda est l’île de la fête, du rythme, de la gaieté. C’est l’esprit du carnaval.

Au XXeme siècle son peuple a inventé un magnifique instrument appelé steel band : tambours de différentes tailles et de différents sons. Les steels band participent maintenant à de nombreux festivals. L’ensemble folklorique "Ambalaika Supa Stars" présente des chants et des danses de caractère hors du commun puisque la musique trés particulière est jouée par un steel band.

Le dimanche 30 juillet 2006, à 17 h 30 sur la place des 2 Rennes, ce fut l’ensemble folklorique "Horisvit".

Cet ensemble est originaire de l’ouest de l’Ukraine, tout prés de la région des Carpates.

Le groupe se compose essentiellement d’étudiants appartenant à la faculté de médecine, mais aussi d’écoliers, de dentistes, de médecins... Ils sont tous danseurs amateurs.

Les musiciens quant à eux sont des étudiants du conservatoire de musique sauf le chef d’orchestre.

L’ensemble "Horisvit" a effectué en 2006 une tournée en Europe.Il est passé au Pays Bas, en Belgique et en Espagne pour terminer en France. Cet ensemble célèbre l’âme slave qui se plait à méler les charmes de la nature, les plaisirs de la vie et cette mélancolie qui vient des steppes monotones, où le ciel et la terre semble se confondre dans l’horizon.

Jeudi 3 août 2006, à 17 h 30, sur la place des 2 Rennes, Rennes les Bains a reçu l’ensemble folklorique "Zacatecas" du Mexique, du nom de la ville et de la région dont il est originaire, dans le Nord du pays à 600 km de Mexico.

Le groupe a passé en revue les principaux états du Mexique dont chacun diffère dans ses danses, ses musiques et ses costumes.

Les musiciens et les danseurs sont amateurs, certains étant étudiants et d’autres déja dans la vie active.

Le Mexique est un pays qui par ses rythmes, ses chansons, ses danses, symbolise tout simplement ce que l’on attend d’un spectacle populaire : la passion, le talent et les costumes qui sont un régal pour les yeux.

Ce pays de trés vieille civilisation a été traversé du Nord au Sud par une multitude de peuples ou de tribus dont chacun a laissé des traces indélibiles de sa culture. Si bien qu’il est devenu une mosaïque de peuples mais aussi de danses, de musiques et de monuments.

Enfin samedi 5 août 2006 ce fut l’ensemble folklorique national "Uraankhau" de la république de Touva, à 21 h 30 sur la place des 2 Rennes suivi de l’ensemble folklorique "Swissmix" de la Suisse.

L’ensemble professionnel et exceptionnel "Uraankhau" vit dans une région de Sibérie située non loin de la frontière chinoise au sud entre Bouriatie à l’est et Tartarstan au nord.

La région est un foyer important de chamanisme. C’est ainsi que l’ombre des chamans plane sur tous les peuples de la toundra et de la taïga.

Supports des esprits, la musique est rarement employée pour le seul divertissement et a presque toujours des implications rituelles ou magiques.

Les voix gutturales des chanteuses et chanteurs sont surprenantes.

On dit en Sibérie que "nul chant n’est innocent puisqu’il est toujours susceptible d’être perçu par les esprits".

l’instrument le plus apprécié est le "Khamus" avec lequel les virtuoses imitent le vent dans les arbres.

Les danseuses et danseurs de l’ensemble "Swissmix" sont tous amateurs. Ils sont originaires des diverses régions suisses et portent donc les costumes de ces régions. Ile dansent les danses traditionnelles.

Les quatre musiciens sont frères. Le groupe a été fondé en 1997.

Les suisses sont restés fixés à leur racines, à leur mythes et à leur folklore.

Pour la fête, tout le monde est là à chanter les glaciers sublimes.

Ils allument des feux et le cor des Alpes mugit au crépuscule.